Définition de l’apprentissage

Qu’est-ce que l’apprentissage ?

L’apprentissage consiste à acquérir de connaissances, de compétences, et de valeurs culturelles, par l’observation, l’imitation, l’essai, la répétition et la présentation. Il s’oppose, tout en le complétant, à l’enseignement général, dont le but est surtout l’acquisition de savoirs ou de connaissances au moyen d’études, d’exercices et de contrôles des connaissances. L’acteur de l’apprentissage est appelé un apprenant.

Donc, l’apprentissage est un processus qui permet à la personne de percevoir des objets, d’interagir avec eux et de les intégrer avec ses dimensions sociales, cognitives et affectives afin de transformer, créer ou faire évoluer sa structure cognitive. Les objets de l’apprentissage sont les informations, les savoirs, les habiletés, les attitudes et les valeurs.

Certains chercheurs ont défini l’apprentissage :

  • Beillerot (1989) définit l’apprentissage comme un processus qui permet à l’apprenant de créer des savoirs pour pouvoir penser et agir. C’est-à-dire, c’est un processus qui permet à celui qui apprend de créer à l’intérieur de lui-même des savoirs pour penser et agir
  • Pour Delevay (1992), le processus d’apprentissage est quelque peu différent. En ce sens, l’apprentissage désigne un processus qui permet à l’individu de se transformer psychiquement. Donc, l’objet de ce processus est l’information. En d’autres termes, c’est une transformation qui s’effectue lorsque celui qui apprend entre en contact avec des objets qui lui sont extérieurs.
  • Legendre (1993) définit l’apprentissage comme un « Acte de perception, d’interaction et d’intégration d’un objet par un sujet. Acquisition des connaissances et développement d’habiletés, d’attitudes et de valeurs qui s’ajoutent à la structure cognitive d’une personne. Processus qui permet l’évolution de la synthèse des savoirs, des habiletés, des attitudes et des valeurs d’une personne. »
  • Vienneau (2011) définit l’apprentissage comme un « Processus interne, interactif, cumulatif et multidirectionnel par lequel l’apprenant construit activement ses savoirs. »

Les approches du processus d’apprentissage

Il existe différentes visions théoriques de l’apprentissage :

Approche behavioriste

Apprendre c’est transmettre des savoirs. L’enseignant est l’émetteur qui fournit et facilite, et l’apprenant est le récepteur qui reçoit, décode et enregistre. En d’autres termes, l’apprenant reçoit un stimulus extérieur, ce qui cause un changement de comportement persistant, mesurable, et spécifique ou permet à l’individu de formuler une nouvelle construction mentale ou réviser une construction mentale préalable. Donc, l’enseignant ou le formateur provoque un apprentissage et modifie le comportement de l’apprenant par un renforcement des réponses positives.

Approche constructiviste

l’apprentissage est le résultat d’une activité cognitive. L’apprenant transforme ses représentations à la lumière de nouvelles informations, après s’être heurté à des contradictions.

Approche socio-constructiviste

l’apprentissage est un processus social et individuel qui permet le développement de l’apprenant. Celui-ci apprend (avec une aide), des choses qu’il est proche de savoir seul. L’environnement et les interactions de tutelle ont un rôle majeur dans cette approche.

Approche Freinet

Célestin Freinet préfère les techniques « d’apprentissage naturel » (correspondance, journal scolaire, expérimentations, enquêtes, décisions coopératives…). Son but est de favoriser le tâtonnement expérimental dans des situations réelles.

Types d’apprentissage

Apprentissage par essai-erreur

Apprentissage par essai et erreur est appelé aussi la loi de l’effet. Cette théorie a été mise en place par Edward Lee Thorndike, psychologue américain de la fin du XIXe siècle. Elle est une composante fondamentale du mouvement appelé le behaviorisme. Apprendre par essai-erreur est une méthode fondamentale de résolution de problèmes qui consiste à manipuler dans votre tête l’information que vous venez de recevoir, à mettre votre cerveau en situation de test, puis à vous corriger.

Apprentissage par cœur

C’est une technique de mémorisation basée sur la répétition. Elle est utilisée dans la maîtrise des connaissances fondamentales comme l’acquisition de la phonétique en lecture, les tables de multiplication en mathématiques, apprendre les poésies, et des règles grammaticales… cependant, l’apprentissage par cœur fait nécessairement appel à la compréhension et à une mémoire du sens nommée mémoire sémantique.

Il n’y a pas la moindre preuve pour affirmer que la mémorisation est efficace pour l’apprentissage à long terme. Ce n’est qu’une façon rapide de retenir la matière à court terme. De plus, cette méthode reste inefficace dans la maîtrise des notions complexes, surcharge la mémoire, demande des efforts démesurés, et ne produit que des résultats temporaires. C’est pourquoi les matières de mémoire ont fait l’objet de critiques. Et leur place se réduit dans les programmes scolaires. Montaigne disait sur cette méthode « Ce qu’on sait vraiment, on en dispose, sans regarder au patron ; savoir par cœur n’est pas savoir ».

Freinet a confirmé : « feu rouge pour l’étude mécanique et par cœur de textes ou de récitations qu’on ne comprend pas ».

Apprentissage par jeu

L’enfant tente toujours de donner un sens à son univers et de communiquer sa vision de ce qui l’entoure. Le jeu est le contexte idéal pour tester ses idées et ses théories. Ce type d’apprentissage consiste à apprendre tout en jouant. D’après le pédagogue psychologue soviétique Lev Vygotsky, « le jeu est la principale source de développement des enfants, que ce soit sur le plan affectif, social, physique, langagier ou cognitif ». En d’autres termes, il aide l’enfant à acquérir des compétences sociales et cognitives et une confiance en soi.

Il existe deux types de jeu : le jeu libre et le jeu dirigé. Le jeu libre est une activité faite par l’enfant lui-même, sans intervention ou de l’adulte. Mais ce type de jeu reste insuffisant pour stimuler l’apprentissage scolaire. Le jeu dirigé est une activité orientée par un adulte. Il fournit un excellent environnement de stimulation du développement cognitif des enfants.

Le jeu est le véhicule de l’apprentissage. Il offre des occasions d’apprendre dans le contexte où l’enfant est le plus réceptif. Par le jeu, l’enfant explore activement son environnement ainsi que le monde qui l’entoure. Lorsque l’enfant explore des idées ou la langue, manipule des objets, incarne un rôle ou découvre différentes matières, il ou elle contribue à son apprentissage tout en jouant. Par conséquent, le jeu occupe une place importante dans son apprentissage et peut être utilisé pour approfondir l’apprentissage dans tous les domaines du programme de la maternelle et du jardin d’enfants.

Apprentissage organisationnel

C’est un processus collectif de développement et de modification des connaissances au sein d’une organisation, qui intervient dans les processus de gestion des connaissances. Par ce processus, les apprenants d’un groupe détectent des « erreurs » et les corrigent en modifiant leur théorie d’action. Ils améliorent leurs actions grâce à des connaissances nouvelles permettant une compréhension approfondie de l’environnement.

Sources :

  • LES CONCEPTIONS DE L’APPRENTISSAGE CHEZ LES FUTURS ENSEIGNANTS. UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL.
  • ENCYCLOPÉDIE SUR LE DÉVELOPPEMENT DES JEUNES ENFANTS.
  • NAEYC, 2009 ; Fullan, 2013 ; ministère de l’Éducation de l’Ontario, 2014.

 

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