Les propositions subordonnées

Les propositions subordonnées : cours et exercices PDF

06/03/2026 / Dernière mise à jour: 06/03/2026

Pour construire des phrases plus riches et plus précises, on utilise des propositions subordonnées. Il existe trois types : la proposition subordonnée relative, la proposition subordonnée conjonctive complétive et la proposition subordonnée circonstancielle. Chacune a un rôle spécifique et s’introduit avec des mots différents. Cette fiche te permet de comprendre leur fonctionnement et d’apprendre à les identifier.

Définition et rôle des propositions subordonnées

Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée ?

Partons d’une phrase simple :

Cette phrase contient une seule proposition (un seul verbe conjugué). Pour la rendre plus précise, on peut ajouter une proposition subordonnée :

Maintenant, la phrase contient deux propositions :

  • Proposition principale : Je lis un livre
  • Proposition subordonnée : qui raconte une aventure passionnante

La proposition subordonnée dépend de la proposition principale. Elle ne peut pas exister seule dans la phrase. Elle est introduite par un mot subordonnant : ici, le pronom relatif qui.

Ex. : Je pense que tu as raison.

  • Proposition principale : Je pense
  • Proposition subordonnée : que tu as raison (introduite par la conjonction que)

Ex. : Je sortirai quand il fera beau.

  • Proposition principale : Je sortirai
  • Proposition subordonnée : quand il fera beau (introduite par la conjonction quand)

Une phrase avec au moins deux propositions s’appelle une phrase complexe. Les propositions peuvent être reliées de deux façons :

  • Par coordination (avec et, mais, ou, donc, or, ni, car)
  • Par subordination (avec des pronoms relatifs ou des conjonctions de subordination)

Les propositions subordonnées font partie de cette deuxième catégorie. Pour mieux comprendre la nature des mots et leur fonction dans la phrase, n’hésite pas à consulter nos ressources complémentaires.

Différence avec la proposition coordonnée

Il est bon de savoir que toutes les phrases complexes ne contiennent pas des propositions subordonnées. Certaines contiennent des propositions coordonnées.

Propositions coordonnées (reliées par et, mais, ou, donc, or, ni, car) :

  • Les deux propositions sont indépendantes l’une de l’autre
  • Elles peuvent exister séparément

Ex. : Il pleut et je reste à la maison.

  • On peut dire : Il pleut. (phrase complète)
  • On peut dire : Je reste à la maison. (phrase complète)

Si tu veux réviser les bases de la grammaire française, consulte nos exercices de grammaire CM1 avec correction PDF ou nos ressources pour la grammaire CE2.

Propositions subordonnées (reliées par un pronom relatif ou une conjonction de subordination) :

  • La proposition subordonnée dépend de la proposition principale
  • Elle ne peut pas exister seule

Ex. : Je reste à la maison parce qu’il pleut.

  • On peut dire : Je reste à la maison. (phrase complète)
  • On ne peut pas dire : Parce qu’il pleut. (phrase incomplète)

Attention!

Le mot que peut jouer deux rôles différents :

  • Pronom relatif : il remplace un nom → Le film que j’ai vu
  • Conjonction de subordination : il introduit une complétive → Je pense que tu viendras

Pour les distinguer, cherche si que remplace un nom (pronom relatif) ou s’il introduit une idée après un verbe (conjonction).

Les trois types de propositions subordonnées

Maintenant que tu sais ce qu’est une proposition subordonnée, voyons les trois types qui existent. Chaque type a une fonction différente dans la phrase.

Voici un tableau pour comprendre rapidement :

TypeMot qui l’introduitÀ quoi elle sertExemple
Relativequi, que, dont, où, lequelPrécise un nomLe livre que je lis est passionnant.
Conjonctive complétiveque (après un verbe)Complète un verbeJe pense que tu as raison.
Circonstanciellequand, parce que, si, pour que…Donne une circonstance (temps, cause, but…)Je sortirai quand il fera beau.

La proposition subordonnée relative

La proposition subordonnée relative sert à donner des précisions sur un nom (ou un pronom). Ce nom s’appelle l’antécédent.

Elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel.

Reprenons notre exemple de départ :

Je lis un livre.

Pour préciser quel livre, on ajoute une proposition subordonnée relative :

Je lis un livre qui raconte une aventure.

  • Antécédent : un livre (c’est le nom que la relative précise)
  • Pronom relatif : qui
  • Proposition subordonnée relative : qui raconte une aventure

Voici d’autres exemples :

1. Le chien qui aboie appartient au voisin.

  • Antécédent : le chien
  • La relative qui aboie précise de quel chien on parle.

2. La maison que nous visitons est ancienne.

  • Antécédent : la maison
  • La relative que nous visitons précise de quelle maison on parle.

3. L’ami dont je t’ai parlé arrive demain.

  • Antécédent : l’ami
  • La relative dont je t’ai parlé précise de quel ami on parle.

4. La ville où je suis né se trouve en Bretagne.

  • Antécédent : la ville
  • La relative où je suis né précise de quelle ville on parle.

Important!

Pour repérer une proposition subordonnée relative, cherche le pronom relatif (qui, que, dont, où, lequel) et pose la question : « De qui ou de quoi parle-t-on ? » La réponse est l’antécédent.

Astuce

On peut souvent remplacer ka proposition subordonnée relative par un simple adjectif :

  • Le livre qui est rougeLe livre rouge
  • Un élève qui est attentifUn élève attentif

La proposition subordonnée conjonctive complétive

La proposition subordonnée conjonctive complétive complète le sens d’un verbe. Elle est introduite par la conjonction que et répond à la question « Quoi ? » posée après le verbe.

Elle suit souvent des verbes qui expriment :

  • Une opinion : penser, croire, estimer
  • Un sentiment : souhaiter, craindre, espérer
  • Une déclaration : dire, affirmer, déclarer
  • Une perception : voir, entendre, sentir

1. Je souhaite que tu réussisses.

  • Verbe principal : souhaite
  • Question : Je souhaite quoi ? → que tu réussisses
  • Proposition subordonnée complétive : que tu réussisses

2. Elle pense qu’il fera beau demain.

  • Verbe principal : pense
  • Question : Elle pense quoi ? → qu’il fera beau demain
  • Proposition subordonnée complétive : qu’il fera beau demain

3. Nous savons que la Terre est ronde.

  • Verbe principal : savons
  • Question : Nous savons quoi ? → que la Terre est ronde
  • Proposition subordonnée complétive : que la Terre est ronde

4. Il craint que nous soyons en retard.

  • Verbe principal : craint
  • Question : Il craint quoi ? → que nous soyons en retard
  • Proposition subordonnée complétive : que nous soyons en retard

Important!

La proposition subordonnée conjonctive complétive est essentielle au sens de la phrase. Si on la supprime, la phrase devient incomplète :

  • Je pense. (On se demande : « Tu penses quoi ? »)
  • Je pense que tu as raison. ✓ (phrase complète)

Attention!

Ne confonds pas que pronom relatif et que conjonction :

  • Pronom relatif : il remplace un nom → Le gâteau que j’ai fait (que = le gâteau)
  • Conjonction : elle ne remplace rien → Je pense que tu viendras (que n’a pas d’antécédent)

La proposition subordonnée circonstancielle

La proposition subordonnée circonstancielle donne des informations sur les circonstances de l’action : le temps, la cause, le but, la condition, etc.

Elle est introduite par une conjonction de subordination qui varie selon la circonstance exprimée.

Voici les principales conjonctions classées par type de circonstance :

CirconstanceConjonctionsQuestion
Tempsquand, lorsque, dès que, avant que, après que, pendant queQuand ?
Causeparce que, puisque, comme, étant donné quePourquoi ?
Butpour que, afin queDans quel but ?
Conditionsi, à condition que, pourvu queÀ quelle condition ?
Conséquencesi bien que, de sorte que, tellement… queAvec quelle conséquence ?

Exemples avec différentes circonstances :

Temps (Quand ?) : Nous partirons quand tu seras prêt.

  • La subordonnée quand tu seras prêt indique quand on partira.

Cause (Pourquoi ?) : Je reste à la maison parce qu’il pleut.

  • La subordonnée parce qu’il pleut explique pourquoi je reste.

Condition (À quelle condition ?) : Si tu viens, préviens-moi.

  • La subordonnée si tu viens indique la condition pour me prévenir.

But (Dans quel but ?) : Elle parle fort pour que tout le monde l’entende.

  • La subordonnée pour que tout le monde l’entende indique le but recherché.

Cause (avec comme en début de phrase) : Comme il faisait beau, nous sommes sortis.

  • La subordonnée Comme il faisait beau explique pourquoi nous sommes sortis.

Conséquence : Il a tellement mangé qu’il a mal au ventre.

  • La subordonnée qu’il a mal au ventre exprime la conséquence.

Astuce

Pour identifier une circonstancielle, pose-toi ces questions :

  • Quand ? → temps
  • Pourquoi ? → cause
  • Dans quel but ? → but
  • À quelle condition ? → condition
  • Avec quelle conséquence ? → conséquence

Attention!

Contrairement aux complétives, les propositions subordonnées circonstancielles peuvent souvent :

  • Être déplacées : Quand il fait beau, je sors. = Je sors quand il fait beau.
  • Être supprimées : Je sors. (la phrase reste correcte, mais on perd l’information de temps)

C’est pourquoi il est conseillé d’utiliser des tests pour bien identifier le type de subordonnée (voir section suivante).

Comment identifier une proposition subordonnée ?

Maintenant que tu connais les trois types de propositions subordonnées, tu dois pouvoir les reconnaître dans une phrase. Pour cela, tu peux utiliser des tests simples qui te permettent de vérifier de quel type il s’agit.

Il existe trois tests principaux :

  1. Le test de remplacement (pour les relatives)
  2. Le test de déplacement (pour les circonstancielles)
  3. Le test de suppression (pour tous les types)

Test de remplacement (pour les relatives)

Principe : Si tu peux remplacer la proposition subordonnée par un adjectif ou un groupe nominal, c’est une proposition subordonnée relative.

Pourquoi ce test fonctionne-t-il ? Parce que la relative et l’adjectif ont le même rôle : préciser un nom.

Appliquons le test :

Le livre qui est sur la table appartient à ma sœur.

→ Essayons de remplacer qui est sur la table par un adjectif : → Le livre rouge appartient à ma sœur.

Le remplacement fonctionne ! C’est donc une proposition subordonnée relative.

Autres exemples :

  • Les élèves qui ont terminé peuvent sortir.Les élèves rapides peuvent sortir. ✓ → C’est une relative.
  • La chanson que j’écoute me rappelle mon enfance.La chanson nostalgique me rappelle mon enfance. ✓ → C’est une relative.
  • Je pense que tu as raison.Je pense raison. → Le remplacement ne fonctionne pas. Ce n’est donc pas une relative (c’est une complétive).

Astuce

Un autre moyen simple pour repérer une relative : cherche le nom qui se trouve juste avant le pronom relatif (qui, que, dont, où). Ce nom est l’antécédent.

  • Le chien qui aboie → antécédent = chien
  • La ville où je vis → antécédent = ville

Test de déplacement (pour les circonstancielles)

Principe : Si tu peux déplacer la proposition subordonnée au début ou à la fin de la phrase sans que ça devienne incorrect, c’est souvent une proposition subordonnée circonstancielle.

Pourquoi ce test fonctionne-t-il ? Parce que les circonstancielles donnent des informations supplémentaires (temps, cause, condition…) qui peuvent être placées avant ou après l’action principale.

Appliquons le test :

Je sortirai quand il fera beau.

→ Essayons de déplacer quand il fera beau : → Quand il fera beau, je sortirai.

Le déplacement fonctionne ! C’est donc une proposition subordonnée circonstancielle (de temps).

Autres exemples :

  • Nous restons à la maison parce qu’il pleut.Parce qu’il pleut, nous restons à la maison. ✓ → C’est une circonstancielle de cause.
  • Si tu viens, préviens-moi.Préviens-moi si tu viens. → C’est une circonstancielle de condition.
  • Je pense que tu as raison.Que tu as raison, je pense. → Le déplacement ne fonctionne pas. Ce n’est donc pas une circonstancielle (c’est une complétive).
  • Le livre qui est sur la table…Qui est sur la table, le livre… → Le déplacement ne fonctionne pas. Ce n’est donc pas une circonstancielle (c’est une relative).

Attention!

Quand tu déplaces une circonstancielle au début de la phrase, n’oublie pas d’ajouter une virgule après :

  • Quand il fera beau, je sortirai.
  • Parce qu’il pleut, nous restons à la maison.

Test de suppression

Principe : Essaie de supprimer la proposition subordonnée et observe ce qui se passe. Selon le résultat, tu peux identifier le type de subordonnée.

Voici ce qui se passe pour chaque type :

Type de subordonnéeRésultat de la suppression
RelativeLa phrase reste correcte mais moins précise
ComplétiveLa phrase devient incorrecte ou incomplète
CirconstancielleLa phrase reste correcte mais on perd une information

Appliquons le test :

  • Exemple 1 – Relative : Le livre qui est sur la table appartient à ma sœur. → Suppression : Le livre appartient à ma sœur. ✓ → La phrase est correcte, mais on ne sait plus de quel livre on parle. → C’est une relative.
  • Exemple 2 – Complétive : Je pense que tu as raison. → Suppression : Je pense. → La phrase est incomplète (on se demande : « Tu penses quoi ? »). → C’est une complétive.
  • Exemple 3 – Complétive : Elle souhaite que nous venions. → Suppression : Elle souhaite. → La phrase est incomplète. → C’est une complétive.
  • Exemple 4 – Circonstancielle : Je sortirai quand il fera beau. → Suppression : Je sortirai. → La phrase est correcte, mais on ne sait plus quand je sortirai. → C’est une circonstancielle de temps.
  • Exemple 5 – Circonstancielle : Nous restons à la maison parce qu’il pleut. → Suppression : Nous restons à la maison. ✓ → La phrase est correcte, mais on ne sait plus pourquoi nous restons. → C’est une circonstancielle de cause.

Important!

Le test de suppression ne suffit pas toujours à lui seul. Certaines circonstancielles sont très importantes pour le sens de la phrase. Par exemple, dans Si tu viens, préviens-moi, la suppression de si tu viens change beaucoup le sens. C’est pourquoi il est conseillé de combiner plusieurs tests pour être sûr du type de subordonnée.

Astuce

Voici une méthode simple en 3 étapes pour identifier une proposition subordonnée :

1. Repère le mot subordonnant

  • qui, que, dont, où, lequel → probablement une relative
  • que après un verbe d’opinion/sentiment → probablement une complétive
  • quand, parce que, si, pour que… → probablement une circonstancielle

2. Applique le test approprié

  • Relative → test de remplacement (par un adjectif)
  • Circonstancielle → test de déplacement
  • Complétive → test de suppression (phrase incomplète)

3. Vérifie ta réponse

  • Relative → cherche l’antécédent (le nom précisé)
  • Complétive → pose la question « quoi ? » après le verbe
  • Circonstancielle → pose la question « quand ? », « pourquoi ? », « dans quel but ? »…

Au besoin, tu peux combiner plusieurs tests pour confirmer ton analyse.

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Exercices avec corrigé

Pour bien maîtriser les propositions subordonnées, il est conseillé de t’entraîner régulièrement. Voici des exercices classés par niveau de difficulté, du plus simple au plus complexe. Chaque exercice est accompagné d’un corrigé détaillé qui t’explique la démarche à suivre.

1 — Repérage des propositions subordonnées

Consigne : Dans chaque phrase, souligne la proposition subordonnée et encadre le mot subordonnant.

  • Le chat qui dort sur le canapé est très vieux.
  • Je sais que tu arriveras bientôt.
  • Nous partirons quand le soleil se lèvera.
  • La maison dont je t’ai parlé est à vendre.
  • Elle pense qu’il fera beau demain.

Corrigé détaillé :

  • Le chat [qui] qui dort sur le canapé est très vieux.
    • Mot subordonnant : qui (pronom relatif)
    • Proposition subordonnée : qui dort sur le canapé
  • Je sais [que] que tu arriveras bientôt.
    • Mot subordonnant : que (conjonction)
    • Proposition subordonnée : que tu arriveras bientôt
  • Nous partirons [quand] quand le soleil se lèvera.
    • Mot subordonnant : quand (conjonction de subordination)
    • Proposition subordonnée : quand le soleil se lèvera
  • La maison [dont]dont je t’ai parlé est à vendre.
    • Mot subordonnant : dont (pronom relatif)
    • Proposition subordonnée : dont je t’ai parlé
  • Elle pense [qu’] qu’il fera beau demain.
    • Mot subordonnant : que (conjonction, forme élidée qu’)
    • Proposition subordonnée : qu’il fera beau demain

2 — Classification par type

Consigne : Pour chaque phrase, indique si la proposition subordonnée soulignée est une relative, une complétive ou une circonstancielle.

  • L’élève <u>qui a levé la main</u> connaît la réponse.
  • Je crois <u>que nous avons terminé</u>.
  • Il reste à la maison <u>parce qu’il est malade</u>.
  • Le film <u>que nous avons vu</u> était passionnant.
  • <u>Si tu veux réussir</u>, travaille régulièrement.
  • Elle affirme <u>qu’elle viendra demain</u>.
  • La ville <u>où je suis né</u> se trouve dans le Sud.

Corrigé détaillé :

  • qui a levé la mainRelative
    • Mot subordonnant : qui (pronom relatif)
    • Antécédent : l’élève
    • Elle précise de quel élève on parle.
  • que nous avons terminéComplétive
    • Mot subordonnant : que (conjonction)
    • Complète le verbe crois
    • Répond à la question : « Je crois quoi ? »
  • parce qu’il est maladeCirconstancielle de cause
    • Mot subordonnant : parce que (conjonction)
    • Répond à la question : « Pourquoi reste-t-il ? »
  • que nous avons vuRelative
    • Mot subordonnant : que (pronom relatif)
    • Antécédent : le film
    • Elle précise de quel film on parle.
  • Si tu veux réussirCirconstancielle de condition
    • Mot subordonnant : si (conjonction)
    • Répond à la question : « À quelle condition ? »
  • qu’elle viendra demainComplétive
    • Mot subordonnant : que (conjonction)
    • Complète le verbe affirme
    • Répond à la question : « Elle affirme quoi ? »
  • où je suis néRelative
    • Mot subordonnant : (pronom relatif)
    • Antécédent : la ville
    • Elle précise de quelle ville on parle.

Astuce

Pour distinguer que pronom relatif et que conjonction :

  • Si que a un antécédent (un nom juste avant) → pronom relatif → relative
  • Si que suit un verbe d’opinion/sentiment → conjonction → complétive

3 — Analyse complète avec tests

Consigne : Pour chaque phrase, indique : a) Le type de proposition subordonnée (relative, complétive ou circonstancielle) b) Le mot subordonnant c) Un test qui prouve ton analyse (remplacement, déplacement ou suppression)

  • Les enfants qui jouent dans le parc sont mes voisins.
  • Je souhaite que tu sois heureux.
  • Nous sortirons dès que la pluie s’arrêtera.
  • L’histoire dont tu parles est très intéressante.

Corrigé détaillé :

1. Les enfants qui jouent dans le parc sont mes voisins.

a) Type : Proposition subordonnée relative b) Mot subordonnant : qui c) Test de remplacement : Les enfants joyeux sont mes voisins.

  • On peut remplacer qui jouent dans le parc par l’adjectif joyeux
  • Cela prouve que c’est une relative (elle précise le nom enfants)

2. Je souhaite que tu sois heureux.

a) Type : Proposition subordonnée conjonctive complétive b) Mot subordonnant : que c) Test de suppression : Je souhaite.

  • La phrase devient incomplète (on se demande : « Tu souhaites quoi ? »)
  • Cela prouve que c’est une complétive (essentielle au sens du verbe)

3. Nous sortirons dès que la pluie s’arrêtera.

a) Type : Proposition subordonnée circonstancielle de temps b) Mot subordonnant : dès que c) Test de déplacement : Dès que la pluie s’arrêtera, nous sortirons.

  • On peut déplacer la subordonnée au début de la phrase
  • Cela prouve que c’est une circonstancielle
  • Elle répond à la question : « Quand sortirons-nous ? »

4. L’histoire dont tu parles est très intéressante.

a) Type : Proposition subordonnée relative b) Mot subordonnant : dont c) Test de remplacement : L’histoire mystérieuse est très intéressante.

  • On peut remplacer dont tu parles par l’adjectif mystérieuse
  • Antécédent : l’histoire
  • Cela prouve que c’est une relative

4 — Transformation de phrases

Consigne : Fusionne les deux phrases simples en une phrase complexe contenant une proposition subordonnée relative. Utilise le pronom relatif approprié (qui, que, dont, où).

Exemple :

  • J’ai acheté un livre. + Ce livre parle de sciences.
  • J’ai acheté un livre qui parle de sciences.

Exercices :

  1. J’ai un ami. + Cet ami habite en Espagne.
  2. Nous avons visité un musée. + J’ai adoré ce musée.
  3. Elle lit un roman. + L’auteur de ce roman est célèbre.
  4. Il connaît une ville. + Il est né dans cette ville.
  5. Tu m’as prêté un stylo. + J’ai besoin de ce stylo.

Corrigé détaillé :

1. J’ai un ami qui habite en Espagne.

  • Pronom relatif : qui
  • Antécédent : un ami
  • Explication : qui remplace « cet ami » et est sujet du verbe « habite »

2. Nous avons visité un musée que j’ai adoré.

  • Pronom relatif : que
  • Antécédent : un musée
  • Explication : que remplace « ce musée » et est COD du verbe « ai adoré »

3. Elle lit un roman dont l’auteur est célèbre.

  • Pronom relatif : dont
  • Antécédent : un roman
  • Explication : dont remplace « de ce roman » (complément du nom « auteur »)

4. Il connaît une ville où il est né.

  • Pronom relatif :
  • Antécédent : une ville
  • Explication : remplace « dans cette ville » (complément de lieu)

5. Tu m’as prêté un stylo dont j’ai besoin.

  • Pronom relatif : dont
  • Antécédent : un stylo
  • Explication : dont remplace « de ce stylo » (complément du verbe « avoir besoin de »)

Attention!

Le choix du pronom relatif dépend de sa fonction dans la proposition relative :

  • qui → sujet
  • que → COD
  • dont → complément introduit par « de »
  • → complément de lieu ou de temps

5 — Identification des circonstancielles par type

Consigne : Indique le type de circonstance exprimée par chaque proposition subordonnée circonstancielle (temps, cause, but, condition ou conséquence).

  • Je téléphonerai avant que tu partes.
  • Puisque tu insistes, j’accepte ton invitation.
  • Elle chuchote pour que personne ne l’entende.
  • Si tu travailles bien, tu réussiras.
  • Il a couru si vite qu’il est essoufflé.
  • Nous resterons jusqu’à ce que le spectacle se termine.

Corrigé détaillé :

1. avant que tu partesCirconstancielle de temps

  • Conjonction : avant que
  • Question : « Quand téléphonerai-je ? »
  • Réponse : Avant ton départ

2. Puisque tu insistesCirconstancielle de cause

  • Conjonction : puisque
  • Question : « Pourquoi j’accepte ? »
  • Réponse : Parce que tu insistes

3. pour que personne ne l’entendeCirconstancielle de but

  • Conjonction : pour que
  • Question : « Dans quel but chuchote-t-elle ? »
  • Réponse : Pour ne pas être entendue

4. Si tu travailles bienCirconstancielle de condition

  • Conjonction : si
  • Question : « À quelle condition réussirai-je ? »
  • Réponse : Si je travaille bien

5. qu’il est essouffléCirconstancielle de conséquence

  • Conjonction : si… que
  • Question : « Avec quelle conséquence ? »
  • Réponse : Il est tellement rapide qu’il est essoufflé

6. jusqu’à ce que le spectacle se termineCirconstancielle de temps

  • Conjonction : jusqu’à ce que
  • Question : « Jusqu’à quand resterons-nous ? »
  • Réponse : Jusqu’à la fin du spectacle

Important!

Voici un tableau récapitulatif des questions à poser pour identifier le type de circonstancielle :

TypeQuestionConjonctions fréquentes
TempsQuand ? Jusqu’à quand ?quand, lorsque, dès que, avant que, après que, jusqu’à ce que
CausePourquoi ?parce que, puisque, comme, étant donné que
ButDans quel but ? Pour quoi faire ?pour que, afin que
ConditionÀ quelle condition ?si, à condition que, pourvu que
ConséquenceAvec quelle conséquence ?si bien que, de sorte que, tellement… que

Auto-évaluation

Une fois ces exercices terminés, pose-toi ces questions pour vérifier ta maîtrise :

  • Repérage : Sais-tu repérer rapidement les propositions subordonnées dans une phrase ?
  • Classification : Peux-tu distinguer les trois types (relative, complétive, circonstancielle) ?
  • Tests : Connais-tu les tests d’identification et sais-tu les appliquer ?
  • Analyse : Es-tu capable d’identifier le mot subordonnant et l’antécédent (pour les relatives) ?
  • Transformation : Peux-tu créer des phrases complexes avec des relatives ?

Si tu as répondu OUI à toutes ces questions, tu maîtrises les bases des propositions subordonnées ! Tu peux maintenant approfondir avec des exercices plus complexes ou des analyses de textes littéraires.

À voir aussi

  • Pour continuer à progresser, consulte ces notions connexes :
  • Les conjonctions de subordination (classement par type)
  • Les types de phrases (phrase simple, phrase complexe)
  • Les fonctions grammaticales (COD, COI, complément circonstanciel)
  • L’analyse de la phrase complexe
  • Les pronoms relatifs (emploi selon la fonction)

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